Étude comparative entre standard passif et RT 2012

La RT 2020 approche à grand pas et, avec elle, l’échéance de la transition énergétique. Dans cette optique, le gouvernement français s’est engagé à :

  • diminuer de 30 % la consommation d’énergie fossile en 2030
  • réduire la consommation d’énergie finale de 50% à l’horizon 2050

Cette baisse des consommations ne peut être tenue que si le premier poste des consommations énergétiques, le bâtiment, s’engage dans une voie de sobriété énergétique.

Le Bâtiment Passif apparaît donc comme la voie incontournable de la sobriété énergétique, comme l’a souligné l’Office Parlementaire des Choix Scientifiques et Techniques du parlement français : « le label de la Maison passive (Passivhaus) s’impose comme un standard de référence en Europe. [...] Il pourrait être dès lors prudent de reconnaître ce label comme une modalité de la réglementation thermique française : le passif s’impose comme le standard de demain ».

La présente étude a pour but de mesurer la performance énergétique réelle des bâtiments passifs labellisés et de la comparer à celle de bâtiments construits selon les prérequis de la RT 2012. Le rapport revient sur le rôle central que le logiciel de référence de conception thermique, le PHPP (Passive House Planning Package), joue pour obtenir des résultats réellement performants.

LE PASSIF, POUR ALLER PLUS LOIN
La première partie de l’étude s’attache à prouver que la construction passive est la base indispensable pour la RT 2020. Après un rappel des critères et des avantages du standard passif, l’étude met en lumière la corrélation positive entre bâtiments passifs et positifs. En effet, un bâtiment qui peut ramener au minimum ses besoins en énergie (standard passif) peut facilement les couvrir en optant pour les énergies renouvelables (solaire, solaire thermique, géothermique, éolien…) et ainsi atteindre le niveau positif.

La construction passive prouve également sa valeur dans les moments de forte consommation énergétique. L’exemple étudié atteste que les maisons passives ayant fait le choix des ENR pouvaient couvrir en grande partie leurs besoins résiduels, même en périodes tendues. Le passif propose ainsi une sobriété conviviale en réservant l’énergie aux voisins qui en ont le plus besoin et une base concrète aux territoires à énergie positive.
Par la suite, l’étude revient sur les différences entre la RT 2012, les labels Effinergie qui en découlent et la construction passive.
Les labels Effinergie et le label Bâtiment Passif se basent sur des critères semblables mais témoignent de différences notables, explicitées ici en détail. Dans un premier temps, l’étude modifie 3 types de bâtiments passifs (maison individuelle, résidentiel collectif, bâtiment tertiaire) pour les faire correspondre au standard RT2012, Effinergie+ et Bepos-Effinergie.
Pour ce faire, elle compare la construction sur des points spécifiques (fenêtres, enveloppe...) et simule les modifications à apporter dans l’optique de la RT 2012 afin de connaître les besoins énergétiques effectifs.
La finalité est de pouvoir cartographier la faisabilité du bâtiment à énergie positive en France, selon qu’il se base sur l’efficacité énergétique requise par le passif ou qu’il se contente de l’efficacité moyenne proposée par la basse consommation.

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